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Compte-rendu de concert

Pure Reason Revolution


Date : 06/02/2026
Salle : Nouveau Casino (Paris)
Première partie :

The Dark Third – 20th Anniversary 

Franck, le 13/02/2026
( mots)

Si le concert de Pure Reason Revolution auquel j’avais assisté en 2022 - en première partie de Gazpacho (Cf. compte-rendu) - s’était révélé de très haute volée, un léger goût d’inachevé persistait malgré tout avec le recul. La faute, d’abord, à un set bien trop court, mais surtout à l’absence de Chloë Alper, contrainte de renoncer à la tournée Eupnea après deux années de reports dus à la pandémie de Covid 19. Remplacée au pied levé par Annicke Shireen (également chanteuse de Heilung), qui a depuis intégré officiellement la formation, Alper semblait alors avoir définitivement tourné la page avec le groupe britannique mené par John Courtney.

Autant dire que l’annonce d’une série de concerts célébrant les vingt ans de The Dark Third – un album qui avait su donner un petit coup de fouet à la scène progressive - et marquant le retour, même ponctuel, de la chanteuse originelle, avait tout de l’événement immanquable pour les amateurs de PRR, et plus largement pour tout passionné de rock progressif moderne.

C’est au Nouveau Casino que se tenait cette belle affiche. Une petite salle qui ne paye pas de mine, mais dont l’acoustique surpasse pourtant bien des lieux parisiens autrement plus réputés. En ouverture, l’artiste français Nicolas Veroncastel (chanteur du groupe Lys) investit la scène avec les compositions de son EP Waste, paru en 2022. L’occasion de découvrir un musicien aux multiples influences, proposant une pop tour à tour organique et électronique, alternant passages intimistes et élans plus entrainants.

Durant cette mise en bouche de qualité, j’ai l’agréable surprise de me retrouver dans la fosse aux côtés de Annicke Shireen et Greg Jong venus assister à la première partie en toute décontraction. Une simplicité à l’image du groupe britannique, dont les membres viennent eux-mêmes effectuer leurs réglages sur scène avant le début du concert.

Quelques minutes plus tard, les lumières s’éteignent et PRR entre en scène avec l’instrumental "Aeropause", introduction atmosphérique et enivrante de The Dark Third. Restée en retrait jusqu’alors, Chloë Alper apparaît sous les acclamations d’un public averti pour enchaîner avec l’imparable "Goshen’s Remains". Le programme de la soirée est désormais clair : l’album sera interprété dans son intégralité, et dans l’ordre de la version studio ! Une occasion rare de redécouvrir une œuvre d’une finesse et d’une cohérence remarquables, formant un tout presque indissociable et construit sur une montée en intensité crescendo dont il vous sera bien difficile de vous extirper. Ambiances psychédéliques typiquement floydiennes, envolées pop irrésistibles, pérégrinations progressives inventives - jamais démonstratives - et déflagrations metal-prog fédératrices : tout y est. La restitution sonore se révèle impeccable, et le groupe semble habité, comme au premier jour. 

L’association des deux chanteuses fonctionne avec une évidence saisissante, sublimant encore les harmonies vocales emblématiques de la formation. Et pour combler les fans jusqu’au bout, le groupe puise même dans les faces B de The Dark Third, offrant notamment l’excellent "In Aurélia" (initialement paru sur l’EP Cautionary Tales for the Brave)

Aucun doute : le combo britannique a mis les petits plats dans les grands pour rendre cette soirée mémorable. Et celle-ci est loin d’être achevée : après un bref entracte, le groupe revient sur scène pour une seconde partie consacrée à un best-of de ses autres albums. On retrouve ainsi, avec un plaisir non dissimulé, plusieurs incontournables du groupe : "Deus Ex Machina" et son électro-rock incandescent, l’imposant "Silent Genesis" à la progression vertigineuse, ou encore "Dead Butterfly" et sa mélodie entêtante. Le public n’aura finalement droit qu’à un seul extrait du dernier album, "Useless Animal", laissant imaginer qu’une tournée plus largement consacrée aux compositions récentes pourrait prochainement voir le jour.

Comme à son habitude, le groupe clôture son set avec les boucles lancinants de "AVO", l’occasion pour John Courtney de solliciter le public pour donner de la voix et contribuer aux harmonies du morceau. Un ultime rappel permet de finir avec panache grâce au très remuant "Fight Fire" qui permet de remettre en lumière un opus - Hammer and Anvil – souvent relayé au second plan au sein de la discographie des Anglais.

J’ai eu la chance d’assister à de nombreux concerts ces dernières années, mais celui-ci conservera une saveur particulière et restera assurément gravé dans ma mémoire : un caractère exceptionnel, plus de deux heures de spectacle et un groupe complètement en phase avec sa musique. Pure Reason Revolution est, à l’évidence, une formation qui aurait pu prétendre à une trajectoire bien plus retentissante. Si sa notoriété demeure encore relativement confidentielle, le combo britannique n’en reste pas moins l’un des plus beaux représentants de la scène progressive moderne.

  

Setlist : 

The Dark Third :

1- Aeropause

2- Goshen's Remains

3- Apprentice of the Universe

4- The Bright Ambassadors of Morning

5- Nimos & Tambos

6- Voices in Winter / In the Realms of the Divine

7- Bullitts Dominæ

8- Arrival / The Intention Craft

9- The Twyncyn / Trembling Willows

10- He Tried to Show Them Magic! / Ambassadors Return

Deuxième Partie (Best-of PRR) : 

11- In Aurelia

12- Deus Ex Machina

13- Silent Genesis

14- Dead Butterfly

15- Useless Animal

16- Ghosts & Typhoons

17- Black Mourning

18- AVO

Rappel :

19- Fight Fire 

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