Un tour à Rock en Seine 2026 les 27 et 28 août
- Introduction
- Journée du 27 août
- Journée du 28 août
- Conclusion
Journée du 27 août
Florence Road, Jean Dawson, Noga Erez

Voici quatre Irlandaises venues d’une petite ville côtière. On peut se faire tirer le tarot sur le festival, et si le groupe Florence Road était une carte il serait le bateleur, car les filles ont su utiliser leurs talents (d’abord des reprises sur Tik Tok) pour ensuite créer de nouvelles opportunités, en campant notamment des premières parties prestigieuses: Wolf Alice, The Last Dinner Party. Ce sont des petits EPs diablement (ou leprechaun-ement hoho) efficaces que les musiciennes distillent du bout de leurs lunettes teintées et looks de "girls next door" "Hanging Out to Dry" est le dernier single au sommet, si efficace qu'il permet de prolonger, de compléter son petit été sur fond de romance juvénile. Un petit coup d’oeil à Jean Dawson qui explore la pop à son sens le plus large depuis 2022. La foule est rapidement attirée par son magnétisme non forcé. Et puis au lointain on apercevra l’israélienne Noga Erez sur la grande scène, qui saura tenir la foule en respect, comme elle a pu le faire à Coachella avec son flow impeccable. Beaucoup de charisme sur les scènes en ce jeudi 27 août et on va aller vérifier si celui de Djo fait toujours effet, après son passage à l'Elysée Montmartre en 2025.
Crédits photos: Louis Comar
Djo et Lorde

Les pluies que l’été a retenues jusque là s'abattent sur le site, on se remercie d’avoir pris poncho et parapluie et on en passe à ceux qui n’en ont pas. La vue est belle depuis la régie son, et même trempés, les festivaliers sont tournés vers les écrans non pas pour suivre Steeve de Stranger Things mais bien Joe Keery de Djo. Le vrai gars quoi, qui a été musicien avant d’être acteur. Etonnant que la pluie s’arrête exactement au début du set, et l’ambiance devient cosy dès que Joe se ramène, habillé de façon décontractée. Visiblement ravi d’être là, c’est avec énergie qu’il déroule sa déjà replète carrière musicale après avoir interprété d’une voix très grave son dernier single "Awake". Malgré des mauvais retours sons de son côté et un (léger) agacement qui lui fera faire un coup de pied dans le micro, Djo est là pour partager son album récent The Crux, mais aussi ceux qui l'ont précédé. Il a fait partie du groupe Post Animals - et que ces derniers l’accompagnent désormais sur son projet perso - et se révèle être un musicien qui sait très bien ce qu’il fait. Keery paraît surtout vouloir partager. Un vrai zébulon en chemise blanche et en communication visuelle régulière avec le public, s’amuse de son "po-polopopopo" de "7 Nation Army", et c’est bien une communion touchante qui a lieu lors de "The End of Beginning". Le mec n’a pas volé sa place. Par contre notre place on l’a déjà perdue pour le show de Lorde qui affiche déjà complet devant la grande scène. Les fans s’affichent avec un t-shirt "cage thoracique", Ribs" écrit dessus. Les lights sont résolument bleues, la scénographie est époustouflante. Il y a des caméras partout: devant, sur le côté, dans la boite sur la scène, qui captent tous les mouvements de la néo zélandaise. Avec un effet numérique "effet de particules", et des danseurs. Du plus bel effet donc, le plus original de ces deux jours à coup sûr. Le fait même de remplir une gourde devient un moove stylé lorsqu’elle entame rapidement "Royals". Avec un début de carrière à l’âge de 15 ans, tout en introspection, Lorde fait régner l’ordre.
Crédits photo: Louis Comar







