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Ranking albums : Kula Shaker


Chrysostome, le 23/03/2026

Kula Shaker fête cette année les 30 ans de son premier album et en profite pour sortir un huitième album plutôt inspiré. L'occasion parfaite pour revisiter toute la discographie du groupe et évaluer Wormslayer par rapport à ses prédécesseurs.

N°8 : 1st Congregational Church of Eternal Love (And Free Hugs) (2022)


Pour Kula Shaker qui a toujours fait des disques comme à l'époque du vinyle (45 minutes et 12 titres en moyenne) 1st Congregational Church of Eternal Love (And Free Hugs) est à considérer comme un double album avec ses 20 titres et sa durée de 60 minutes (s'il tient sur un seul disque en CD, c'est effectivement un double dans sa version vinyle). Et comme à peu près tous les doubles albums de l'histoire du rock, il souffre de la surcharge de morceaux. C'est aussi un disque conceptuel relatant l'office de l'église congrégationaliste de l'amour éternel et des câlins gratuits. Si l'idée est originale et amusante, les nombreux titres de fausse messe qui parsèment l'album ont tôt fait de nous lasser. Pour servir ce concept, le groupe délaisse quelque peu sa flamboyance habituelle pour proposer des titres courts dans un style rock garage ou country-folk-rock à la manière de Byrds ou des Stones du début des seventies et on perd une partie de ce qui fait le charme de Kula Shaker. Les morceaux sont loin d'être mauvais, mais on perd en diversité. Sans surprise ce sont les rares titres de plus de 4 minutes qui ressortent du lot : "Burning Down" et sa mandoline zeppelinienne, le floydien "The Once and Future King" ou encore l'épique "After the Fall (parts 2 & 3)" qui multiplie les ambiances cinématographiques, du film d'espionnage au western.

N°7 : Natural Magick (2024)


Kula Shaker n'avait jamais sorti d'albums aussi rapprochés de toute sa carrière et sans surprise, Natural Magick est très proche stylistiquement de 1st Congregational Church of Eternal Love (And Free Hugs). Si l'absence de concept et la durée plus courte rendent l'album plus digeste, on reste globalement dans une ambiance rock garage aux dépends des influences plus épiques du groupe. Dès lors on se réjouit de retrouver l'influence indienne sur "Happy Birthday" ainsi que sur "Chura Liya (You Stole My Heart)". Cette dernière opère même une fusion inattendue avec la musique tex-mex. "Natural Magick" offre une décharge de rock groovy où on sent l'influence des B.O. de blackxploitation. Belle surprise aussi avec le diptyque anti-militariste "Idon'twannapaymytaxes / F-Bombs" qui nous fait passer en quelques minutes du rock rageur au mid-tempo groovy.

N°6 : Wormslayer (2026)


Sorti 30 ans après K, Wormslayer cherche clairement à faire écho aux débuts du groupe. A l'image de la pochette, l'ambiance cinémascope est de retour. On y trouve deux singles particulièrement efficaces ("Lucky Number" et "Good Money") et une multitudes de voyages psychédéliques au sommet desquels trône "Wormslayer", un titre épique de 7min30 qui pourrait bien être le meilleur que le groupe ait jamais composé. Deux compositions plus faibles et un pastiche de "Light My Fire" des Doors empêchent cependant ce bel album anniversaire de prétendre à une meilleure position dans ce classement.


 


 


 

N°5 : K (1996)


K a eu un succès considérable et certaines personnes qui ne se sont probablement pas données la peine de prêter une oreille attentive à la suite de leur discographie vous diraient qu'il s'agit de ce qu'ils ont fait de mieux. Incontestablement, l'énergie rock est folle sur cet album. Et on y retrouve certaines des meilleurs chansons du groupe comme "Govinda", "Tattva", "Grateful When You're Dead / Jerry Was There" et "Hollow Man (Parts 1 & 2)". Mais en dehors de ces titres marquants, K mise surtout sur l'énergie de la jeunesse et le talent de songwriter de Crispian va se perfectionner par la suite pour produire des albums plus riches et subtils.


 


 

N°4 : Strangefolk (2007)


Strangefolk est un retour inattendu en autoproduction pour Kula Shaker qui avait disparu des radars pendant 8 ans. Misant moins sur la fougue de la jeunesse (il a désormais 34 ans), Crispian Mills a peaufiné son art du songwriting et des arrangements. Ces derniers, plus subtils, reposent beaucoup moins sur la flamboyance de la musique indienne et psychédélique et l'univers du groupe est plus pop-rock, voire folk-rock pour un résultat plus intemporel. Difficile de mentionner un titre plutôt qu'un autre tellement tout est au même niveau ici.


 


 

N°3 : K 2.0 (2016)


Les dates anniversaires semblent inspirer Kula Shaker, puisque pour les 20 ans de K, le groupe s'amusait déjà à évoquer l'album qui les a fait connaître. Mais comme le titre l'indique subtilement, il ne s'agit pas d'une simple resucée de K, puisque cette nomenclature utilisée dans le langage informatique désigne une version améliorée d'un logiciel. Et c'est exactement ce que propose K 2.0 qui conserve la nouvelle direction pop-rock/folk-rock plus subtile des deux précédents albums tout en réveillant par moments la fougue rock et l'emprunt aux musiques hindoustani des débuts. Le meilleur des deux mondes de la carrière de Kula Shaker en somme. Que ce soit le raga-psyché-rock "Infinite Sun", la folk song "33 Crows", la pop raffinée de "Let Love Be (With U)" et "Oh Mary" ou encore l'énergique et groovy "Get Right Get Ready", ici chaque titre sonne comme un classique !

N°2 : Pilgrims Progress (2010)


En choisissant d'aller enregistrer Pilgrims Progress dans une forêt des Ardennes Belges, Kula Shaker a accouché d'un album à part dans sa carrière. Le côté intemporel et paisible du lieu les a incités a jouer majoritairement en acoustique et le folk-rock leur va à ravir ! Les mélodies et les arrangements sont d'une classe folle, rehaussés ça et là d'un violoncelle ou d'une flûte. Pilgrims Progress est comme un bulle hors du temps, ce qui correspond probablement à ce qu'ont vécu les musiciens dans cette forêt isolée. Une œuvre à part dans leur discographie.


 


 


 

N°1 : Peasants, Pigs & Astronauts (1999)


Fort du succès de K, Kula Shaker peut tout se permettre et ne s'en prive pas. Peasants, Pigs & Astronauts est clairement leur œuvre la plus ambitieuse. Comme pour les 3 précédents albums de ce classement, il est sans temps faible, de la première à la dernière seconde. Ce qui le place encore un cran au dessus de ceux-ci c'est sa luxuriance : chœurs féminins à la Pink Floyd, section de cuivres, cordes et nombreux musiciens indiens viennent enrichir les compositions. Sans être un concept album, Peasants, Pigs & Astronauts a des allures de voyage épique, tour à tour flamboyant ou intimiste et donne une impression de tout cohérent à écouter du début à la fin.


 


 

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