
J’avais écrit par ailleurs dans les pages virtuelles d’AlbumRock que le rock était mort en 1982, à 27 ans (logique), et que, depuis lors, nous ne célébrions plus que ses cendres et son souvenir.
Mais l’Histoire (celle qui s’écrit avec un grand "H") vient de me donner tort. Et j’en suis vraiment ravi. Fou de joie. Il y a encore des cendres. Il y a encore des étincelles. Il y a encore de la braise. Et il y a encore de la révolte.
Fin janvier 2026 : Bruce Springsteen publie le premier immense protest song du XXIème siècle. Enregistré à la hâte, hurlé en une prise, à la fois sublime et désespéré. Le titre "Streets Of Minneapolis" a ressuscité la notion même de rock. Dans sa version séminale, brutale, directe, poing dans la gueule. J’en ai chialé. Abondamment.
Derrière Woodie Guthrie, Bob Dylan, John Lennon, Neil Young, Joan Baez, Patti Smith, Damien Saez, … Le Boss, tel qu’en lui-même rend hommage à ceux qui sont tombés à Minneapolis. Il vomit sa (et notre) haine à la face d’un des plus grands crétins de l’histoire (avec un petit "h", ici) contemporaine. Il rend ses lettres de noblesse à notre musique favorite. Le rock frappe. Fort. Vite. Parfois à côté mais on s’en fout complètement. C’est son destin. Et c’est notre destin de petits rockers ! Écoutez "Streets..." ! Chantez "Streets..." ! Dansez "Streets..." ! Hurlez "Streets..."
Et merde aux cons ! En plus, c’est – vraiment – un excellent titre...







