↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Ted Nugent


Little Miss Dangerous


(00/03/1986 - Atlantic - Hard Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- High Heels In Motion / 2- Strangers / 3- Little Miss Dangerous / 4- Savage Dancer / 5- Crazy Ladies / 6- When Your Body Talks / 7- Little Red Book / 8- Take Me Away / 9- Angry Young Man / 10- Painkiller
Note de 2/5
Vous aussi, notez cet album ! (4 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 1.5/5 pour cet album
"Miss-ère, miss-ère..."
François, le 14/03/2026
( mots)

Si vous pensez souffrir d’une forme aiguë de dissonance cognitive à cause de Ted Nugent, parce que vous appréciez beaucoup la musique du guitar-hero du Midwest tout en abhorrant ses idées politiques rances et violentes, Little Miss Dangerous est fait pour vous : cet album de 1986, à la pochette aussi risible que dénuée d’originalité, vous permettra enfin de détester également la musique du personnage. Car ce neuvième opus est tout simplement une purge.


Les années 1980 furent cruelles pour Ted Nugent qui cherche désespérément à compenser son manque d’inspiration par une soumission aux recettes AOR de l’époque. Après un Scream Dream (1980) brouillon, Nugent (1982) et Penetrator (1984) témoignaient des errements d’un artiste en pleine perdition. Et dans cette série noire, Little Miss Dangerous apparait alors moins comme un joyau sur la couronne ou une cerise sur le gâteau, que comme une mouche trônant sur son banquet d’insecte coprophage.


Sans surprise, Ted Nugent nous offre du Hard FM manufacturé aux synthés kitsch et aux refrains vainement accrocheurs ("High Heels in Motion"), répétitifs et toujours gorgés de batteries synthétiques à souhait ("Strangers", le caricatural "Savage Dancer", "Angry Young Man"), et où même les soli sont sans intérêt (à l’exception peut-être de celui de l’interminable "Painkiller") – un comble pour un musicien ayant fait sa carrière sur sa virtuosité guitaristique. Quand il ne chante pas comme il le fait sur "Little Miss Dangerous", sorte d’hymne beauf qui veut jouer sur le groove sensuel pour plonger dans l’ennui, Ted Nugent laisse la place à Dave Amato, un second couteau parfaitement adapté à ce registre. On se couchera néanmoins moins bête en apprenant qu’en matière de mauvais goût, il est toujours possible de tomber plus bas : le midtempo "When Your Body Talks" rivalise de synthés honteux, les originalités de "Little Red Book" sont d’une extrême maladresse (et sont surtout dues aux traits initiaux de cette reprise composée par Burt Bucharach et rendue célèbre par les interprétations de Manfred Mann puis Love).


Certes, "Crazy Ladies" évite les fautes de goûts, mais il demeure un simple titre hard-rock speed des plus classiques : même le pont dans l’esprit d’"Hot for Teacher" ne suscite aucun enthousiasme à défaut du talent de Van Halen. À la limite, "Take Me Away" reste audible en imitant le style de ZZ Top à la même époque, mais on ne le retiendra guère plus.  


Preuve d’un esprit du temps, l’album connut un petit succès, notamment en Australie, si bien qu’"Angry Young Man" et "Little Miss Dangerous" furent même utilisés pour un épisode de la série Miami Vice : un concentré du pire des années 1980.


À écouter : "Crazy Ladies", "Take Me Away" (mais seulement si vous n’avez que ça à faire)

Commentaires
DanielAR, le 14/03/2026 à 15:14
"comme une mouche trônant sur son banquet d’insecte coprophage" Wow !