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Critique d'album

Running Wild


Branded and Exiled


(00/10/1985 - Noise Records - Power Metal à tendance pirate - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Branded and Exiled / 2- Gods of Iron / 3- Realm of Shades / 4- Mordor / 5- Fight the Oppression / 6- Evil Spirit / 7- Marching to Die / 8- Chains and Leather
Note de 1.5/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Signe de la Bête ou pavillon noir ?"
François, le 31/03/2026
( mots)

Bien loin des Sept mers et des Caraïbes, Running Wild avait commencé sa carrière en restant amarré au port d’Hambourg, célébrant des messes sataniques au son d’un Heavy Metal véloce, inspiré par Accept et Judas Priest qui aurait évolué vers une forme Speed Metal en posant les bases du futur Power Metal sans les faire aboutir. Car le soi-disant Pirate Metal dont Running Wild serait le premier représentant, n’est qu’une forme de Power Metal parmi d’autres, qui se démarque surtout par sa thématique de corsaires, mais assez peu par ses traits stylistiques.


Cependant, cette transition ne sera effectuée qu’en 1987 avec Under Jolly Roger, puisqu’en 1985, Running Wild poursuit les incantations de Gates to Purgatory avec son deuxième album, Branded and Exiled, comme en témoigne la pochette arborant une marque en fer rouge mêlant la figure de leur mascotte, Adrian, à un pentagramme. En guise d’étendard, le signe de la bête n’a pas encore été remplacé par le drapeau noir.


Musicalement, le groupe offre un album convenu à la production faiblarde, soit du Heavy classique aux riffs tranchants et Priest-iens ("Branded and Exiled"), avec des titres plus ou moins rapides ("Gods of Iron", le quasi punk "Fight the Oppression"), ou plus ou moins lents (le mid tempo "Evil Spirit"). Et même si Running Wild essaie d’affiner son propre style ("Marching to Die"), le résultat obtenu sur Branded and Exiled reste toujours bien moins inspiré que son prédécesseur. L'arrivée d'un nouveau guitariste, Majk Moti, ne change donc pas la donne en matière de direction artistique. 


Quelques pièces sortent tout de même du lot, en particulier "Realm of Shades", dont le riff entraînant et le pont en guitares jumelles, avant le beau solo enlevé, sont très bien trouvés. Il y a quelque chose de maléfique sur les refrains de "Mordor", mais sa simplicité le place malgré tout loin des futurs exploits de Blind Guardian, du moins jusqu’au final très enthousiasmant. Enfin, il est vrai que "Chains and Leather" s’approprie parfaitement la grammaire d’Accept jusqu’aux chœurs virils, ce qui est loin d’être désagréable.


Avec Branded and Exiled, Running Wild  touche aux limites d’un style qu’il convient de faire évoluer, soit sur la voie d’une radicalisation en aiguisant leur propos vers le Metal extrême, soit sur chemin épique du Power Metal… Avec si possible, un concept et un univers pouvant les distinguer du reste de la scène. À l’abordage !


À écouter : "Realm of Shades", "Mordor", "Chains and Leather"

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